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Socioportrait > THOMAS DUPERRÉ

par | ‘15 janvier 2016’ | Socioportraits

Thomas Duperré est cofondateur de la plateforme haricot.ca, la première plateforme de sociofinancement au Québec. Il est aussi directeur artistique et associé dans La boîte à solutions, une petite entreprise spécialisée en Stratégie — image + contenu.

 

1. La première chose que tu t’es achetée avec ton argent ?

Quand j’étais petit, c’était un PIF Gadget avec du change que je piquais à mon père 😉 Par contre, à 13 ans, c’était un ordinateur (ADAM).

2. Avec un dans les poches, à quoi tu dirais non ?

Les projets professionnels qui ne sont pas de conception ou d’innovation et qui ne permettent pas d’évoluer.

3. À quoi tu dirais oui ?

Mes lampes. J’ai un concept de lustres, comme un lego luminaire, mais faute de temps et de ressources, je le mets de côté.

4. Ton premier métier, emploi ou formation?

Ma première formation officielle est barman (à 17 ans, mon père m’a payé le cours pour m’assurer un meilleur revenu que celui de busboy), mais j’ai toujours travaillé comme artiste illustrateur et directeur artistique, je faisais des enseignes et de la peinture sur vêtements. Finalement, à y penser, mon premier métier est créateur.

5. Le modèle d’entreprise qui t’attire ?

Les «petites» PME, maximum 20 employés, collaboratives, avec un esprit entrepreneurial. C’est possible d’y attacher d’autres entreprises similaires au besoin pour bénéficier d’expertises spécifiques, pour grandir, versus être responsable de ce qu’on connaît moins. L’innovation est plus rapide.

6. Ce qui te motive dans ton choix d’entreprendre ?

L’invention. De nouvelles manières de voir et de faire les choses.

7. Ce qui te décourage ?

Le cash. Le manque de flexibilité causé par le manque de ressources. Les structures existantes, «powers at be», dans tous les domaines, qui bloquent les possibilités d’innovation.

8. L’image de marque qui te rend jaloux ?

BuywellJ’aime pas le terme jaloux. Je dirais, «qui m’inspire». Buywell. Le supermarché qui était sur Sainte-Catherine à l’endroit de l’Apple Store. C’est le premier branding que j’ai remarqué. Simple et invitant. Ensuite, Coke. Symbole de stabilité. Et maintenant, Apple, qui ne représente toujours pas la stabilité pour moi.

9. L’entrepreneur qui t’inspire ?

Elon Musk. Pas juste pour le produit en général, aussi pour sa rébellion face à une industrie. Il établit une nouvelle norme en partageant ses brevets, ce qui donne beaucoup de crédibilité à sa vision.

10. L’outil marketing le plus efficace selon toi ?

En ce moment, Facebook. De tous les temps, le bouche-à-oreille. Facebook ne fait que démultiplier le bouche-à-oreille.

11. L’atout qui te manque en tant qu’entrepreneur ?

La retenue. Ne pas savoir dire non. J’y vais à fond tout le temps, ça fait beaucoup d’énergie mal dépensée. Et l’organisation. Je vais directement au résultat sans passer par le processus = bordel.

12. Ta plus grande force ?

Ma capacité de réfléchir rapidement et de m’adapter aux différentes situations. Trouver des solutions.

13. L’argent, l’argent, c’est pas une raison pour… ?

Paniquer

14. Qu’est-ce qui bloque l’entrepreneuriat au Québec, selon toi ?

Plein de choses qui bloquent. Les gens établis bloquent l’innovation. L’individualisme  (vs la collaboration). Tout ce qui «gère» la culture ne mérite pas la qualité de la création. Surtout les gens qui disent «Ça se fait pas comme ça».

15. À 20 ans, tu faisais quoi ?

LE CON 😉 J’étais éclairagiste dans les boîtes et des concerts. Vers 23 ans je me suis retrouvé coéditeur de magazine (X-Cité) et par la suite (à 25 ans), copropriétaire d’un bar.

16. La retraite à quel âge, et pour faire quoi ?

Pas de retraite. Aucun but d’avoir une retraite. Retraite de quoi?

Thomas Duperré est né à Montréal, en 1971. Il a grandi au centre-ville, promenant son tricycle entre Crescent, de la Montagne, Sainte-Catherine et Sherbrooke.

 

1. Dieu, le hasard ou le destin?

Le hasard. J’aime la déstabilisation imposée. Le destin donne l’impression de ne pas avoir le contrôle — comme Dieu —, le hasard permet le choix.

2. Le talent ou le don que tu aimerais avoir?

J’aimerais avoir le talent de la musique. Parce que la musique permet à l’artiste d’exprimer un drive et au public de le saisir.

3. Les fautes ou défauts qui t’inspirent le plus d’indulgence?

Le manque d’éducation et de culture. C’est souvent un problème d’accès.

4. Ton mot préféré?

Passion

5. Ton image préférée?

La lumière au bout du tunnel

6. Si tu étais une espèce menacée?

Je ne les connais pas toutes. Que j’admire de l’extérieur, l’ours polaire. Celle que je serais? Un félin, pour leur manière de bouger.

7. Le bricolage ou artisanat que tu aimes ou aimerais faire?

Bob RossQuand j’étais petit, il y avait un gars à PBS (Bob Ross) qui montrait comment peindre des paysages au pinceau. C’est un passe-temps que je trouve cool.

8. Le premier métier que tu as voulu faire?

Médecin — à cause de ma mère qui trouvait que ça paraissait bien. Moi, plus pilote d’avion ou même premier ministre.

9. Ton moment de détente préféré?

J’en ai pas. J’aime penser.

10. Une odeur, un parfum qui t’enchante?

Le cumin.

11. Tu te retrouves face à un plan d’eau; de quel type est le plan d’eau et qu’est ce que tu fais pour le traverser?

La mer, l’océan à l’infini. Pourquoi le traverser? Apprécier sa force. 

12. Ton parent spirituel?

J’en ai plusieurs. Belmondo, pour son côté fou sympathique. Christopher Plummer pour son côté droit. Mon oncle Didier, mon 2e père, qui m’a influencé par sa générosité, de son temps, de son énergie, par ses valeurs. Barbra Steisand, pour son sens de la répartie et son énergie en général. Ma grand-mère Marcelle, ma 2e mère. Elle m’a élevé, en grande partie. Pour ses valeurs familiales, la culture juive. Elle était le pilier de la famille. Un ange.

13. L’auteur, toutes formes confondues, qui t’a le plus marqué?

Oui, j’ai lu Salinger quand j’étais ado et puis… bof. Je dirais San Antonio pour les deux directions qu’il a prises : > le burlesque > le miroir de la société.

14. Ton juron, gros mot ou blasphème favori?

«Crisse» au Québec et «Merde» en France.

15. Si tu pouvais changer une chose dans le monde?

La possibilité d’appuyer sur STOP pour pouvoir réfléchir et prendre du recul.

16. Ta devise?

La première qui me vient en tête : Aide-toi et le Ciel t’aidera. (Le ciel étant : tout autour de toi.)

Posez-lui une question !

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